Actualités de la validation des acquis de l'expérience

mardi 13 octobre 2009

L'enquête du CEREQ

Des candidats inégalement soutenus dans leur démarche de VAE

Se sont les conclusions d'une enquête menée par le Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications ( CEREQ ) en avril 2009 est parue dans BREF

Tous les candidats à la VAE ne sont pas logés à la même enseigne quand ils s'engagent une démarche de validation des acquis de l'expérience.

Il a été démontré par une enquête portant sur le parcours des candidats aux titres et diplômes de niveau V, que deux ans après avoir franchi

la première étape de la validation, un quart d'entre eux ne se sont toujours pas présentés devant le jury. Parmi ceux-ci, 35 % ont abandonné leur démarche. Cette enquête confirme également que l'accompagnement est un facteur important de réussite pour l'obtention du diplôme. Or, plus de la moitié des candidats ne sont pas accompagnés dans leur démarche par un organisme spécialisé.

Accompagnement : un recours inégal à la prestation

« 52 % des candidats à un diplôme de niveau V n'ont pas bénéficié d'un accompagnement. Aide méthodologique pour la constitution du dossier de validation et la préparation de l'entretien avec le jury, cet accompagnement est facultatif et payant. Son prix varie selon les prestataires, qu'ils soient ministères certificateurs ou organismes de formation positionnés sur ce marché. L'accès à cette prestation facilite l'obtention du diplôme, diminue la complexité du travail attendu dans le dossier de preuve, prépare dans de bonnes conditions au passage devant le jury et, surtout, réduit amplement la durée du parcours de VAE dans la mesure où les rendez-vous successifs avec les accompagnateurs permettent de mobiliser les candidats dans le travail de rédaction attendu. »

Des employeurs qui soutiennent plus ou moins leur candidat

Tous les employeurs ne soutiennent pas de la même manière la démarche VAE de leurs salariés.

Le salarié a trois façons de s'engager dans une demande de VAE.

  • Dans le cas de figure le plus fréquent, avec les deux tiers de l'ensemble, la demande de VAE est d'abord initiée par le salarié qui en informe son employeur, pour pouvoir solliciter éventuellement la prise en charge des frais afférents.
  • Dans un peu plus d'un cas sur quatre, c'est l'employeur lui-même qui prend l'initiative de proposer une VAE à son salarié et le soutien ensuite tout au long de sa démarche, allant souvent jusqu'à organiser lui-même les modalités d'accompagnement et la mobilisation des financements nécessaires.
  • Enfin, un cas de figure plus marginal voit le salarié mener sa démarche de manière totalement personnelle, sans même en informer son employeur.

PROFORAIDE confirme que les inscriptions à l'accompagnement dans son centre spécialisé sont de différents natures.

Lorsque le candidat cherche à améliorer sa situation c'est volontairement qu'il prend en charge seul son accompagnement, mais c'est aussi parfois parce que l'employeur refuse la prise en charge.

L'autre cas de figure le plus souvent constaté, consiste à ce que le salarié se renseigne sur notre prestation et le coût et s'en réfère ensuite à son employeur pour qu'il assume le financement.

Nous avons aussi quelques cas de VAE collective dont la demande émane uniquement de l'employeur.