Actualités de la validation des acquis de l'expérience

lundi 11 janvier 2010

Synthèse du rapport BESSON sur « L'évaluation du dispositif VAE »

Rapport au premier ministre...

En septembre 2008, Eric BESSON chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques à remis son rapport au premier Ministre

Ce rapport vise à examiner les raisons des difficultés de la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE), six ans après son instauration.

Les travaux conduits mettent en évidence les difficultés du dispositif de VAE à atteindre les objectifs quantitatifs assignés par le plan gouvernemental de développement lancé

en 2006. Plus largement, ce nouveau mode d'acquisition d'un titre ou d'un diplôme peine à s'inscrire dans une perspective de sécurisation des parcours professionnels.

La VAE : une procédure aujourd'hui trop longue, peu lisible et dissuasive

La VAE fait face à de multiples problèmes :

  •  Des candidats insuffisamment nombreux

En effet, 26 000 titres et diplômes ont été certifiés par cette voie en 2006, loin de l'objectif de 60 000 affiché par le plan de développement gouvernemental.

Les candidatures à la VAE sont insuffisamment nombreuses, puisqu'on peut les estimer à 75 000 par an.

Ces déperditions de candidats sont par ailleurs importantes aux différentes étapes de la procédure de VAE, en particulier parce que celle-ci est trop complexe et trop longue pour les publics visés.

  •  Un dispositif rendu peu lisible par la multiplicité des certifications et des certificateurs

Les certificateurs sont nombreux et, surtout, délivrent plus de 15 000 titres et diplômes, dont la moitié relève de l'enseignement supérieur. Certes, la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) administre le Répertoire National de la Certification Professionnelle (RNCP), ce qui réduit à 4 800 les diplômes et titres susceptibles d'être obtenus par la VAE en 2007. Inversement, de nombreux diplômes et titres ne sont pas encore ouverts à la VAE. Cette faible lisibilité rend l'étape du choix de la certification à valider particulièrement complexe pour les candidats à la VAE, alors qu'elle est cruciale pour la réussite ultérieure.

  •  Des déperditions de candidats nombreuses tout au long de la procédure

Les déperditions de candidats sont enfin d'autant plus nombreuses que ces derniers sont peu accompagnés dans leur démarche de VAE. Cet appui intervient trop tardivement et de manière trop ponctuelle (il s'interrompt le plus souvent avant l'examen par le jury). Or, c'est un facteur importantde réussite de la démarche.

  •  Une procédure encore insuffisamment insérée dans les politiques de l'emploi et peu intégrée par les entreprises . . .

La VAE est trop éloignée des entreprises et peu insérée dans les politiques de l'emploi. Par sa longueur la VAE est peu adaptée aux demandeurs d'emploi. S'agissant des entreprises, elles ont des difficultés à appréhender une démarche conçue dans une perspective individuelle, qui peut avoir des impacts sur l'état d'esprit du salarié par la suite.

  • Une VAE accessible et offrant de meilleures possibilités aux candidats
  • Vers des solutions identifiées
  • Mieux informer sur la VAE et améliorer la visibilité du dispositif

Il s'agit tout d'abord d'améliorer l'information sur la Validation des Acquis de l'expérience et de redonner un sens au dispositif. La communication doit être renforcée au niveau national, dans une optique généraliste mais mieux ciblée sur les publics prioritaires notamment les moins diplômés.

  •  Améliorer la lisibilité des certifications

Il est nécessaire que la production de titres et diplômes des certificateurs soit mieux articulée, ce qui suppose un renforcement des pouvoirs de la Commission Nationale de Certification Professionnelle qui gère le Répertoire National de la Certification Professionnelle (RNCP).

  •  Accélérer les passages en VAE

Cela suppose de pouvoir rendre plus facile l'organisation des jurys, notamment en renforçant les incitations financières à la participation aux jurys pour les professionnels.

  •  Mieux accompagner les candidats à la VAE, notamment les moins qualifiés

Les candidats devraient pouvoir être soutenus tout au long de la procédure, de la constitution du dossier de recevabilité (livret 1, identification du titre susceptible d'être acquis en fonction de l'expérience accumulée), en passant par la constitution du dossier pour le jury (livret 2), jusqu'aux suites du passage devant le jury (notamment en cas de validation partielle ou d'échec).

  •  Rapprocher la VAE des besoins des entreprises

Il s'agit de promouvoir une approche collective de la VAE, afin d'accroître l'investissement des entreprises dans ce domaine. De nombreux exemples de bonnes pratiques font apparaître le gain de cette démarche pour l'entreprise comme pour le salarié, notamment dans une perspective d'adaptation au changement.

Dans sa pratique PROFORAIDE a tenu compte de l'ensemble de ces remarques et met tout en œuvre pour apporter à ces candidat un accompagnement de qualité.